Historique

Six ans après la chute du régime dictatorial en Roumanie, des bénévoles français, émus par des témoignages sur la situation des enfants abandonnés, se rendent sur place afin de voir comment leur venir en aide. Dès le départ, ils ont voulu répondre au plus près aux besoins des enfants roumains, et les moyens et structures mis en œuvre vont évoluer de façon à mieux accompagner ces besoins.


Phase 1 – 1995-1999 : l’urgence

D’abord, il a fallu soulager directement les enfants abandonnés, là où ils étaient, dans les hôpitaux et orphelinats.

Après plusieurs années sous l’égide de St Vincent de Paul International, l’association VALENTINA (association Loi 1901) est constituée en mars 1999, et se donne le nom d’une petite fille de 10 mois, abandonnée dans un orphelinat de Bucarest, atteinte d’une malformation cardiaque, que l’équipe tentera, en vain, de sauver.





Phase 2 – 2000-2005 : coopération avec des structures roumaines

Dans un deuxième temps, nous avons entrepris de soutenir systématiquement des structures roumaines déjà sur place:

Constatant la nécessité d’avoir une structure locale, l’Association de droit roumain VALENTINA ROMANIA est créée en février 2002. Agréée par les Services de Protection de l’Enfance, elle est affiliée à la Fédération des ONG pour la protection de l’enfance (F.O.N.P.C).





Phase 3 – 2004 à ce jour : prévention de l’abandon familial et scolaire

Pour aider les familles en grande difficulté à garder leurs enfants, nous avons mis en place, en collaboration avec les services sociaux, le programme «Un enfant, une solution», qui favorise le maintien de l’enfant dans sa famille.

En prenant en charge les frais de scolarité en école maternelle de ces enfants, nous leur assurons un environnement protégé et salubre, des repas équilibrés, une surveillance médicale, l’opportunité d’apprendre et de grandir avec d’autres enfants de leur âge.

Parallèlement, nous encadrons les familles, et les aidons à accéder à des conditions de vie plus décentes.

En septembre 2006, VALENTINA ROMANIA s’installe dans une maison, la «Casa Valentina», située à proximité du quartier de Ferentari, d’où sont issus la plupart de nos bénéficiaires. Cette maison, accueillante et fonctionnelle, permet un meilleur accueil de ces familles et la mise en place de moyens concrets à leur disposition: soutien scolaire et activités manuelles, cours d’alphabétisation et «école des parents», douches, machines à laver et à sécher le linge.